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FINANCES DE L'OM | 1996-1997, les timides débuts de l'ère Louis-Dreyfus

OMFORUM DÉCRYPTE | L'analyse des résultats de l'OM, à partir des comptes détaillés publiés au greffe, et des rapports de la DNCG, permet de constater que le club marseillais a connu des années très contrastées. Nous allons vous proposer une analyse et un bilan financier de ces différents résultats, en découpant les années selon les présidents en fonction. Cette série est consacrée au tout début de l'ère Louis-Dreyfus, lorsque RLD était le président de l'OM. 



1996 – 1997 : L’OM remonte en 1ère division (ancêtre de la L1) après 2 années de purgatoire. Les ambitions sont importantes puisque le club recrute le champion d'Europe Köpke, Pedros ou encore le bulgare Letchkov. Malheureusement la réalité prend le dessus et Marseille ne termine que 11ème tout en réalisant 2 parcours en coupe assez dramatiques... Mais le point culminant de cette saison se passe en interne puisqu’à l’hiver 1996, Robert Louis Dreyfus devient l’actionnaire principal du club... Un tournant dans l’histoire marseillaise.

Les timides débuts de l'ère Louis-Dreyfus

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Afin d'obtenir la propriété de l'OM, RLD s'est engagé à investir 4 millions d’euros en recrutement de nouveaux joueurs, tout en injectant 20 millions d'euros dans le budget de fonctionnement du club, lors des 5 premières années de sa présidence. dans l’achat de nouveaux joueurs et s’est engagé à mettre 20 millions sur cinq ans dans le budget de fonctionnement du club.

À travers la société Eric Soccer, dont Robert Louis-Dreyfus est l'actionnaire unique, et qu'il a nommé ainsi du nom de son fils aîné, Eric, RLD rachète l'OM et transforme la SA économie mixte à objet sportif en SA à objet sportif (SAOS) avec un directoire et un conseil de surveillance. Eric Soccer a été constitué avec un capital de 1,5 millions d'euros et c'est Reto Stiffler qui prend la présidence du conseil d'administration d'Éric Soccer et celle du conseil de surveillance de l'OM. Le 14 décembre, c'est officiel, la Ville de Marseille annonce avoir cédé toutes ses parts de l'OM à Eric Soccer. Le montant de cet achat est de 3 millions d'euros, à payer en trois fois.

RLD prend directement la présidence de l'OM, mais nomme un président délégué, Jean-Michel Roussier.

La première demi-saison se passe moyennement bien et l'OM finit la saison à la onzième position pour son retour en première division. L'entraîneur Gili est licencié et un nouveau staff recruté autour de Courbis. 14 joueurs auront été recruté sur la saison pour 25 millions d'euros dont 8 millions à amortir pour la saison suivante (notamment Makelele, Domoraud, Becanovic, Colleter qui arrivent en juin 1997).

Du côté business, l'OM entre dans l'époque merchandising avec la résiliation du contrat avec SPD et un nouveau contrat de 5 ans avec ISL, la création d'un catalogue de VPC, le développement de 3 lignes d'habits et l'autofinancement du musée boutique de l'OM.

Tous ces investissements et dépenses, combinés au médiocre classement de fin de saison aboutissent au premier d'un des nombreux déficits. En effet, les 15 millions de revenus d'exploitation ne permettent pas de compenser les 17 millions de charges d'exploitation (dont un passage de la masse salariale chargée de 7 à 11 millions d'euros), ce qui crée un déficit d'exploitation de 2 millions d'euros.

Par ailleurs, si les transferts s'équilibrent à peu près pour 1996-1997 avec des ventes pour 6M (essentiellement Pedros à Parme) et des achats amortis en 1996-1997 pour le même montant, le déficit final est finalement de 3,6 millions d'euros en raison de charges exceptionnelles.

RLD prend néanmoins l'engagement d'augmenter le capital de 7,6 millions d'euros pour la saison 1997-1998 (engagement qu'il dépassera largement).

Par ailleurs, les premiers apports de RLD ont lieu en juin 1997, avec les 2,2 millions d'euros nécessaires pour recruter Makelélé, que RLD donnera sur le champ à Dubiton en lui faisant un chèque. Quelques jours plus tard, la DNCG soulève la première menace de relégation de l'ère RLD (mais pas la dernière). Robert Louis-Dreyfus répond alors :"Dreyfus commerce depuis 150 ans et ça a toujours payé ses dettes" et s'assure d'apporter le montant nécessaire pour que l'OM ne se retrouve pas en D2.

 

Accéder à la seconde partie de l'article 

Revenir au dossier complet sur les finances de l'OM

 

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