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FINANCES DE L'OM | 2004-2005 (suite), le retour des déficits énormes

OMFORUM DÉCRYPTE | L'analyse des résultats de l'OM, à partir des comptes détaillés publiés au greffe, et des rapports de la DNCG, permet de constater que le club marseillais a connu des années très contrastées. Nous allons vous proposer une analyse et un bilan financier de ces différents résultats, en découpant les années selon les présidents en fonction. Cette série est consacrée aux années Diouf, qui auront permis au club de retrouver des bénéfices et de rembourser RLD.



Rappel de 2004-2005 : le mercato est extrêmement agité, Drogba quitte le club contre 32M€, à la surprise générale Flamini part libre du côté d’Arsenal, Lizarazu rejoint le club et à la dernière seconde du mercato, Fabrice Fiorèse devient marseillais… Luyindula a quant à lui la très lourde tâche de remplacer Drogba. Anigo quitte son poste d’entraineur à l’hiver remplacé par Philippe Troussier, quelques mois plus tard, Bouchet et remplacé par Diouf à la présidence. La saison ne se passera qu’en coulisse, les marseillais terminent 5ème en championnat et se font sortir dès leur entrée dans les 2 Coupes Nationales. Très maigre lot de consolation, l’OM est qualifié pour la Coupe Intertoto.

Arrivé comme manager sportif de l'OM en juin 2004, Pape Diouf, l'ancien agent de joueurs devient le nouveau président de l'OM en janvier 2005, suite au départ de Christophe Bouchet et à l'audit effectué par Louis Acariès. Le directoire est alors composé de Diouf, président et manager général, de la Brosse, directeur général et vice-président. Dantin complétera le directoire à partir de la saison suivante.

Le retour des déficits énormes 

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A la lutte pour le titre pendant plusieurs semaines, sous la houlette de Philippe Troussier, le club craque complètement avec une série de 9 matchs sans victoire et termine la saison 2004-2005 à la 5ème place. L'explosion de la masse salariale qui croit de 50% et les deux non-qualifications consécutives en LDC font en sorte que le club boucle l'année avec un déficit d'exploitation avoisinant 30 millions d'euros.

Le budget avait clairement été construit sur une qualification en ligue des champions, et les dépenses ont été plus importantes que prévu. De plus, les recrutements très importants et le paiement de nombreuses primes à différents intermédiaires ont entraîné une augmentation importante des charges.

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À noter, petit point comptable, que c'est à partir de cette année 2004-2005 que les revenus issus des ventes de joueurs sont comptabilisés en produits exceptionnels.

Les transferts effectués à l'intersaison de Drogba, Mido et Van Buyten permettent de faire entrer plus de 50 millions d'euros dans les comptes, ramenés à 27,5 millions suite à la déduction de la valeur nette comptable.

Dans son autobiographie, Pape Diouf revient sur le transfert de Didier Drogba :"Bouchet m'annonce "Chelsea vient de faire une offre de 30 millions d'euros et le patron veut le vendre". (...) Je suis parvenu à faire passer le montant du transfert de 30 à 37 millions d'euros. (...) on s'était mis d'accord avec Chelsea : les 37 millions d'euros seraient ramenés à 34 millions d'euros si le club payait cash."

Le chiffre incroyable de 7 millions d'euros pour indemnités de licenciements et de résiliation de contrat (Bouchet, son équipe, Troussier, Tuzzio, Runje, entre autres) explique une importante partie des charges qui ramènent le revenu exceptionnel à 18 millions d'euros. RLD effectue également un abandon de créance à hauteur d'un million d'euros.

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L'OM finit donc la saison avec un déficit de 10 millions d'euros. Contrairement à la croyance populaire, la vente de Drogba n'a donc pas servi à rembourser RLD.

 

Accéder à la deuxième partie de l'article 

Retour au dossier complet sur les finances de l'OM

1 comment

  1. J. Edgar Kieros 25 novembre, 2015 at 12:07 Répondre

    Beau boulot urba pour cette nouvelle « année zéro » pour le club.

    A posteriori, c’est toujours surprenant de constater que le club n’avait pas de politique de gestion de la masse salariale. La stratégie financière de Bouchet semble consister davantage à augmenter le produit d’exploitation que de diminuer les charges. Diouf/Dassier suivirent d’ailleurs le même sillon, avec une entropie salariale galopante. Le reflet d’une époque ? Aulas a commis la même erreur à Lyon à la fin de leur règne, avant de rationaliser ce poste, comme Labrune à son arrivée.

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