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SALAIRES DE L'OM | Top 10 des entraîneurs les mieux payés de l'histoire (1/2)

Il est fréquent d'évoquer les salaires des joueurs de l'OM, de parler de l'argent que se fait le président du club, mais il est beaucoup moins fréquent de lire des articles sur les entraineurs de l'OM. Voici un Top 10 des entraîneurs les mieux payés de l'histoire. Contrairement aux joueurs, une partie non négligeable de la rémunération des entraîneurs est liée à leurs indemnités de licenciement.

Vous risquez donc d'avoir des surprises en découvrant ce Top 10, totalement contre-intuitif, et probablement même pour Margarita qui préférait Baup à Bielsa, coucou Margarita.

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10. José Anigo (août 2001, janvier - novembre 2004, décembre 2013 - juin 2014)

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Après des débuts anonymes à Endoume et Consolat, Anigo rejoint le centre de formation de l'OM à la fin des années 90. Pistonné par Dubiton et Courbis, l´ancien minot, alors entraineur des U16 de l'OM, devient conseiller du manager sportif, Bernard Tapie le 1er juillet 2001. Il signe alors un CDI rémunéré 25 000 euros par mois. Devenu adjoint d'Ivic, il le remplace un mois plus tard et lui succède comme entraineur de l'OM. Il négociera avant d'accepter le poste une garantie de retourner au centre de formation, si cela ne fonctionne pas. 2 matchs nuls et deux défaites plus tard, il refuse d'appliquer les consignes tactiques de Tapie et se retrouve écarté, au bout d'un mois. Il bénéficiera d'une indemnité de 275 000 euros, avant d'utiliser ses contacts, notamment avec son ange gardien Dubiton, pour devenir directeur du centre de formation et entraineur de la réserve.

Champion de France amateur avec la réserve, il joue un rôle important dans l'éviction de Perrin avant de prendre sa place en janvier 2004. Très proche des joueurs, il n'aurait pas été d'un grand soutien pour Perrin face à la fronde du vestiaire, avant d'être opportunément celui qui a reçu les confidences du jeune joueur du centre de formation, témoin du comportement inapproprié de Perrin aboutissant à son licenciement.

Amenant l'équipe en finale de coupe UEFA, il paiera le début de saison moyen du club et démissionnera de son poste d'entraîneur en novembre 2004, précipitant la chute de Bouchet. Recruteur jusqu'en juin 2005, puis directeur sportif pendant presque 10 ans, il illustre à merveille le principe de Peter. Négociant âprement son lâchage de Diouf en 2009 et à défaut de "faire cracher le cancéreux", il fait passer son salaire de 30 000 euros à 50 000 euros par mois.

C'est à ce salaire qu'il retrouve le banc en décembre 2013 suite au licenciement d'Elie Baup. Ces 6 mois seront les derniers dans ce poste pour Anigo, qui retrouvera son emploi fictif de recruteur, mais cette fois-ci pour 3 ans, jusqu'en juin 2017, afin de lisser les indemnités de départ.

Anigo aura donc touché 850 000 euros environ pour ses 18 mois d'entraîneur de l'OM, soit environ 50 000 euros par mois. Il faut néanmoins pour être complet ajouter le montant de 4 200 000 perçu comme directeur sportif, et l'indemnité de départ de 2 150 000 euros pour l'ensemble de son œuvre. C'est donc plus de 7M d'euros que José Anigo aura perçu de l'OM lors des 15 dernières années.

 

9. Jean Fernandez (juin 2005 - juin 2006)

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Jean Fernandez est débauché au Fc Metz où il était sous contrat, pour un million d'euros et rejoint l'OM, sous l'insistance de José Anigo, qui en faisait son grand favori. Il signe un contrat estimé à 100 000 euros par mois, soit 116 000 euros constants de 2016.

Après une première moitié de saison médiocre, il réalise probablement le meilleur mercato d'hiver de l'histoire de l'OM en faisant venir 2 de ses ex-joueurs, Pagis et Maoulida, qui transfigureront l'équipe en créant un quatuor magique avec Ribéry et Niang (deux autres anciens joueurs qu'il a fait venir à l'OM). Le club finit 5ème et en finale de coupe de France, mais Fernandez démissionne brutalement en juin 2006 pour rejoindre l'AJ Auxerre (où il percevra un salaire inférieur, à hauteur de 86 000 euros par mois). Les causes de son départ sont probablement liées au dossier Deruda et à la dégradation de sa relation avec Anigo. Il sera remplacé par l'éternel Albert Émon.

 

8. Michel (août 2015 - mai 2016)

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On ne présente plus le sympathique ibère, si motivé par sa mission au club. On précisera juste dans le cadre de cet article que selon la Provence, Michel touche un salaire de 120 000 euros par mois, et qu'avec son staff, cela représente 2,2 millions d'euros par an. Choisi par Labrune, poussé par Doyen, son passage est un échec retentissant.

Finalement écarté et mis à pied pour faute grave la veille d'OM-Sochaux, on attend de pouvoir connaitre le montant de son licenciement. Les indemnités pourraient nettement varier selon les décisions des prud'hommes, entre une rupture sans indemnité et les 13 mois restants, soit presque 1,6 millions d'euros.

À noter que s'il touche la totalité de ses indemnités, il aura ironiquement coûté aussi cher par mois que Marcelo Bielsa.

 

7. Philippe Troussier (décembre 2004 - juin 2005)

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Passé par plusieurs clubs et sélections du monde entier (dont le Japon évidemment), Troussier était le troisième choix de Pape Diouf. Le favori Carlos Bianchi ayant décliné pour des raisons familiales (et quel dommage...), Bruno Metsu étant sous contrat, c'est sur Troussier que se porte le choix de Diouf. Troussier était libre depuis son licenciement du poste de sélectionneur du Qatar. Meneur d'hommes dur et déterminé, l'entraîneur se met rapidement à dos le vestiaire marseillais, et notamment Bixente Lizarazu, qui préfère quitter le club pour retourner au Bayern dès le mois de janvier. Titulaire d'un contrat de deux ans et d'un salaire de 40 000 euros par mois, Troussier sera remercié 7 mois plus tard, suite à sa cinquième place en championnat. Il a très probablement touché les 17 mois restants en indemnité de départ, portant le coût pour l'OM à 960 000 euros pour 7 mois, soit si l'on transporte en euros constants de 2016, un montant d'environ 140 000 euros par mois. À noter que cette saison 2004-2005 a été marquée par un montant record de résiliation de contrats.

 

6. Alain Perrin (juin 2002 - janvier 2004)

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Alain Perrin succède à Albert Émon en juin 2002 et devient peut-être l'entraîneur avec le plus de pouvoir de l'histoire de l'OM. Manager sportif à l'anglaise, membre du directoire, il signe pour 3 ans avec un salaire de 75 000 euros par mois, soit 93 000 euros constants de 2016. Il obtient la main sur l'ensemble du secteur sportif du club phocéen. Transféré pour 600 000 euros de Troyes (masqués à l'intérieur du transfert de Celestini pour 3 millions d'euros), Perrin fait des miracles lors de sa première saison avec l'effectif peut-être le plus faible depuis la remontée en L1 en 1996.

Terminant 3ème du championnat en ayant même rêvé au titre, il hérite ensuite d'un effectif d'une grande qualité, symbolisé par le trio d'attaquants Marlet-Mido-Drogba. Mais le succès est monté à la tête de Perrin qui pète les plombs et se met très rapidement à dos son effectif, avec son "coup tactique" de Bernabeu au Real, les hurlements sur les joueurs et les humiliations publiques, et l'affreuse gestion du dossier des gardiens avec l'arrivée de Barthez et l'effondrement de Runje et de son ami Van Buyten. 6ème avec deux matchs en moins, Perrin est écarté de sa fonction d'entraîneur en janvier 2004 au profit d'Anigo. Mais l'ex-entraineur de Troyes a un contrat béton, qui prévoit que l'ensemble des salaires restants doit lui être versé, majoré par 6 mois de salaires de dédommagement. La facture est salée et approche les deux millions d'euros.

Suspendu à titre conservatoire depuis le 14 janvier, Perrin voit l'OM lui proposer, appuyé sur un dossier très étoffé, une entente de départ à l'amiable, avec une indemnité d'un million d'euros. Les accusations contenues dans ce dossier, monté par Jean-Pierre Foucault avec la collaboration de José Anigo, sont très graves et Perrin refuse l'arrangement. Il est alors licencié pour faute grave sans indemnité. La faute est qualifiée de "faits de harcèlement sexuel sur plusieurs employées, exhibition sur son lieu de travail et défaut d'information de l'employeur".

Perrin poursuit alors l'OM devant les Prud'hommes et demande 4,5 millions d'euros. Une entente hors cour est finalement trouvée, probablement aux alentours de 2 millions d'euros. Alain Perrin aura donc perçu 3,3 millions de l'OM, soit presque 200 000 euros de 2016 par mois.

 

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