LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE - ZOMBIE DANS LE MÉTRO

Quand il n'y a plus de place à Denfert, les morts reviennent sur Terre.

PARIS ZOMBIFIÉ ...

 

 

la dystopie est un exercice de style stimulant pour l'imagination. Que serait-il advenu si Hitler avait gagné la WW2 ? Si l'URSS avait gagné la guerre froide ? Dans la Nuit a dévoré le monde, le spectateur horrifié découvre que Anne Hidalgo a remporté un nouveau mandat de Maire et que Paris est désormais envahi de zombies.

C'est français madame, c'est la police française. Un film de zombie certes, mais fabriqué à Paris. Dans ce film, on ne se barricade pas dans un mall anonyme, c'est trop mainstream, tellement mainstream qu'on ne dit plus "mainstream" mais un autre mot que je ne connais pas encore. On s'enferme dans un hôtel particulier haussmannien rempli à ras bord de nourriture, avec décoration stark et eau chaude à tous les étages. C'est d'ailleurs la première fois de ma vie que je vois un survivant de l'apocalypse en train d'entretenir son parquet au Carolin™ alors que les zombies frappent à sa porte. Le sens des priorités.

 

... MAIS PARIS GENTRIFIÉ !!

 

Dans les films américains, il y a toujours un vétéran de l'armée chez les survivants, un gars qui sait manier les armes. A Paris, pas la peine. Comprenez : le zombie n'est pas mauvais par nature, il a eu une enfance difficile, une scolarité compliquée, causée par un état raciste qui n'a cessé de l'oppresser. Les américains, ces barbares, les exterminent un par un, mais nous en France, on sait qu'on peut les dé-radicaliser. Alors, le héros leur joue de la musique par sa fenêtre, et ils aiment ça, ça les attire et les met en joie. Le parisien n'aime pas rester seul, il a besoin de se sentir entouré, cette chienne de vie est bien trop inhumaine. Humains, zombies, serrons-nous mains et moignons et faisons une ronde tout autour du périphérique.

 

 

Car le film a un message. Non il ne faut pas rester enfermé dans son 40m² à 1500€/mois, il faut partir découvrir le monde. Survivre dans son petit confort bourgeois c'est bien, mais aller faire des selfies au Darfour c'est quand même mieux. Pris de crise existentielle, le héros tuera alors une arabe. Ah c'est français, je vous ai dit. A la fin, on apprendra que les zombies étaient en fait des zadistes voulant réquisitionner les logements vacants spoliés par le grand capital. Un film qui fera date.

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