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Luiz Gustavo, le meilleur des mondes

Les playlists d'OMForum | Il fallait bien un brésilien pour convertir à l’austérité allemande des têtes brûlées marseillaises.

Chez des supporters qui vivent pour bouillir, s’engatser, adorer ceux qu’ils ont haïs et haïr ceux qu’ils ont adorés, invectiver, se passionner, se rendre malade, rares sont les joueurs qui font l’unanimité. Plus rares encore sont ceux qui deviennent des icônes.

C’est pourtant ce qu'il est advenu de Luiz Gustavo : au bout de quatre mois à Marseille, je mets au défi quiconque de lui trouver un détracteur parmi les supporters marseillais. Impérial, batailleur, classe comme une chanson de bossa nova, dur comme un rap rocailleux, Luiz Gustavo est déjà l’étendard qui réunit derrière lui tous les marseillais. On parie qu’il deviendra une légende du club. Ça valait bien le retour des playlists d’OMForum.

10- Saudade, Paul Winter & Luiz Bonfà

Luiz Gustavo est brésilien, c’est vrai. Mais s’il devait ressembler à une chanson brésilienne, ça ne serait certainement pas à une samba endiablée ou à une lambada un peu kitsch. Il serait un hymne de bossa nova, classe et posé, nostalgique à souhait, le souvenir d’un temps (et d'un football) qui n’existe plus.

9- I Corinthians 15.55, Johnny Cash

Luiz Gustavo a commencé sa carrière en 2006 aux Corinthians Alagoano, un modeste club alors coincé en troisième division du Nordeste, incomparable avec les Corinthians Paulista. Il partira dès 2007 en Allemagne, d’abord en deuxième division avec Hoffenheim, à Munich où il gagnera la Ligue des Champions, puis à Wolfsburg pour quatre saisons. "L'Allemagne lui a tout donné" dit-il. Même l'expérience de la pire défaite en demie-finale de coupe du Monde, à la maison.

8- Galvanize, Chemical Brothers

Luiz Gustavo a transformé notre Zambo en un infatigable récupérateur de ballon. Il paraîtrait même qu’il serait capable de remotiver N’Jie. Un général d’infanterie on vous dit.

7- If the Kids are United, Sham 69

Il l’a dit le jour où il est arrivé à Marseille: « ma plus grande qualité, c’est d’aider les autres ». Faire briller plutôt que chercher la lumière. Luiz Gustavo est vintage, comme le suggère déjà sa touche tout droit venue d’un album Panini de 1982 : le foot business et les leaders qui vont peaufiner leurs stats pour chercher le ballon d’or, il s’en fout comme de son premier tacle.

6- Attila Marcel, Béatrice Bonifassi

« Moi mon homme c’est un vrai,
C’est un dur un balaise,
Je vois la mort de près,
Dedans ses yeux de braise,
Il me fait ce que personne n’ose,
Il couvre mon corps d’ecchymoses,
Il m’assomme il me poche les yeux,
Il m’fait la vie en bleu »
Rendons à César ce qui est à César : Luiz Gustavo est un immense joueur… Mais il est rugueux. On a beaucoup glosé sur le nombre de cartons qu’il reçoit. Voyons ça comme le prix à payer de ses matchs de superhéros.

5- You Don’t Know What you Got Until You Lose It, Bobby Hebb

Un hymne soul pour rendre à ce que ressent chaque supporter quand notre Luiz est suspendu, regardant tous ces ballons qu’on aurait pu récupérer au milieu de terrain avec un petit pincement au cœur en se demandant comment vivre sans Luiz.

4- Brown Eyed Handsome Man, Wanda Jackson

"Beautiful daughter couldn't make up her mind
Between a doctor and a lawyer man.
Her mother told her, "Darling go out and find yourself
A brown-eyed handsome man,
Just like your daddy He's a brown-eyed handsome man."

Un beau brun aux yeux sombres avec la dent dure, voilà tout ce qu'il nous fallait. Chuck Berry, Wanda Jackson, Buddy Holly, Johnny Cash ou Elvis Presley l'ont d'ailleurs tous bien compris.

3- The Turning Point, The Alchemist feat. Roc Marciano

L’alchimiste, voilà encore un surnom qui ne lui siérait pas mal. Son pouvoir, ça serait de débloquer un match d’un but tout en classe. Parce que Luiz ne se contente pas de récupérer 320 ballons et de gagner 100 duels par match : il marque aussi. Paris s’en souvient.

2- Moustache, Katerine

Chanson complètement régressive (coeur avec les mains pour le clip) pour rendre hommage au look inimitable de notre leader brésilien : un combo cuir moustache tout droit venu d’un film de Blaxploitation combiné à une éthique protestante que ne renierait pas un pasteur calviniste écossais.

1- Final Duel, Ennio Morricone

« Quand il est arrivé, le seul mot qu'il disait c'était 'les duels, les duels », raconte Amavi au phocéen. Un anti-Neymar : de la sueur, du sang et des larmes.

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