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FINANCES DE L'OM | 2002-2003, le nettoyage des écuries d'Augias

OMFORUM DÉCRYPTE | L'analyse des résultats de l'OM, à partir des comptes détaillés publiés au greffe, et des rapports de la DNCG, permet de constater que le club marseillais a connu des années très contrastées. Nous allons vous proposer une analyse et un bilan financier de ces différents résultats, en découpant les années selon les présidents en fonction. Cette série est consacrée aux années Bouchet, période que nous avons appelée l'indispensable redressement.



2002-2003 : Alain Perrin, alors entraineur prometteur, signe à l’OM pour un nouveau président : Christophe Bouchet. L’équipe bien que peu renforcée durant le mercato d’été va terminer à une surprenante 3ème place grâce notamment à un tandem Leboeuf - Van Buyten (ce dernier terminera meilleur buteur du club...). L’OM échoue en demi-finale de la Coupe de Ligue face à Monaco et très tôt en Coupe de France face au PSG. Dans l’ensemble la saison est encourageante surtout grâce à cette 3ème place synonyme de tour préliminaire de Ligue des Champions.

Et pourtant, en juillet 2002, rien ne laissait imaginer un tel succès. L'OM sort d'une saison dramatique sur le plan financier avec un déficit record de 38 millions d'euros, principalement créé par le mauvais classement du club mais surtout un nombre incroyable de transferts, plus de 50 arrivées et départs, et une gestion catastrophique de la masse salariale.

finances Bouchet

Du coup, quand l'ancien journaliste Christophe Bouchet est nommé PDG d'Eric Soccer en avril 2002, il sait que le chantier qui l'attend comme président de l'OM est gigantesque, en raison de plusieurs saisons catastrophiques financièrement et sportivement. L'OM est un champ de ruines et la première tâche de Bouchet, devenu aussi président de l'OM et qui va s'appuyer sur le rigoureux Alain Perrin à l'intérieur d'un directoire à deux têtes, va être de ramener l'OM à l'équilibre budgétaire. La stratégie du club se structure alors autour du développement du business, des finances, du marketing et des médias (à travers la chaîne OM TV, créée en 99). Philippe Meurice, un proche de Bouchet devient grand argentier du club et va s'attacher à redresser les finances de l'OM.

Le nettoyage des écuries d'Augias 

La saison 2002-2003 est celle du grand chantier, avec le départ de nombreux joueurs surpayés issus de la période Tapie 2. Ecker, Celestini et Johansen arrivent pour 5,5 millions au total, et 32 joueurs quitteront le club libres, pour permettre de redresser la masse salariale, en baisse de 25%. Le jeune russe Sytchev signe au mercato d'hiver pour 3 à 6 millions d'euros. Avec les coûts liés aux résiliations des contrats, les dépenses totales s'élèvent à 15 millions d'euros.

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Le redressement des finances va au delà de la gestion des joueurs, et l'ensemble des dépenses fait l'objet d'une gestion plus rigoureuse, par exemple, le coût des assurances du club passe de 1,4 million à 0,6 million euros, les frais de déplacement de 2,3 à 1,6 million...

Du côté des revenus, on assiste à une légère augmentation des recettes du stade, et du sponsoring, mais ce sont surtout des négociations pour le futur qui marquent cette saison (Adidas, 9telecom qui sont révisés à la hausse), et qui ne se retrouvent donc pas dans les résultats financiers 2002-2003.

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Le club arrive finalement à terminer sur le podium malgré une équipe très médiocre. Encore en tête à 10 journées de la fin et 2ème à l'avant-dernière journée, l'OM a tout de même des regrets.

Financièrement, le budget est encore déficitaire, malgré les efforts très importants de rationalisation des coûts et l'augmentation des revenus de 16 millions d'euros grâce au bon classement en championnat et RLD doit à nouveau mettre au pot 9 millions d'euros sous forme d'abandon de créance pour presque équilibrer le budget (il reste un déficit de 900 000 euros).

Accéder à la deuxième partie de l'article

Revenir au dossier complet sur les finances de l'OM

 

4 comments

  1. J. Edgar Kieros 23 novembre, 2015 at 11:14 Répondre

    TROYENNISATION§§§§

    Tout était calme en coulisses, le club était géré avec sérieux, l’équipe jouait mal mais gagnait, on perdait contre les gros mais qu’importe, on était CHAMPIONS DE FRANCE A LA MOYENNE ANGLAISE. C’était une belle saison.

  2. Professeur Urbain 23 novembre, 2015 at 10:58 Répondre

    Le club était complètement fauché, l’équipe était effectivement pourrie et de nombreuses actions de
    Bouchet ont été questionnables, voire idiotes (comme le logo).
    Mais le bilan est ce qu’il est et n’autorise pas de révisionnisme même si ça t’énerve.

  3. Nanardstef 23 novembre, 2015 at 07:50 Répondre

    Mouarffffff
    Saison réussie grâce au duo Leboeuf Van Buyten (Yobo et Runje aussi). Arrivée des cadors Celestini, Ecker et Johansen qui auront fait tant de bien à l’OM sans oublier Sytchev aux mêmes stats que Chapuis. On applaudit aussi le changement de logo dégueulasse ??? Quel parti pris … heureusement y a les finances pour pouvoir asséner des « vérités ». Le reste devrait faire vomir mes potes Fana.

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