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OM 2-0 TFC | À LA (RE)DÉCOUVERTE DU VÉLODROME

La dernière fois que je m’étais rendu au Vélodrome pour y voir l’OM, c’était déjà contre Toulouse en mai 2013 et l’Olympique avait également marqué 2 buts (mais en avait encaissé 1). L’OM jouait en blanc, Toulouse en violet, il faisait chaud et l’équipe alignée sur le terrain ressemblait très fortement à l’équipe qui a battu Toulouse ce 19 octobre 2014. Les similitudes s’arrêtent là.

La tribune Jean Bouin n’était qu’un tas de gravas, le toit commençait à peine à ressembler à quelque chose côté virage nord tandis que le virage sud était toujours le même, à l’air libre.

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Hier, en arrivant devant le parvis du stade, j’ai tout de suite compris que j’allais prendre une claque tant le bouleversement allait être important.

Le toit donne au stade une robe, une courbure très particulière qui vous donne l’impression d’être devant une toute autre enceinte et de ne plus reconnaître ce Vélodrome où vous avez vu des centaines de matchs. Mais le meilleur est à venir, l’entrée dans ce magnifique bijou. J’ai toujours été un habitué du Virage Sud, je me souviens de beaucoup d’entrée sous le virage avant des matchs bouillants, mais aucune ne m’aura fait autant d’effet que celle de ce 19 octobre. Les mots ne peuvent pas expliquer ce sentiment mais des images oui :

Durant la première mi-temps, on assiste à une ambiance très très bouillante rendue possible d’une part grâce à ce toit qui donne ENFIN au stade cet esprit de caisse de résonnance et d’autre part par ce qui se passe sur le terrain. Car c’est également cela le gros changement depuis ce mois de mai 2013.

À cette époque là, l’OM, malgré son statut de dauphin de Ligue 1, produit un jeu plus que moyen, ne contrôle pas toujours le ballon et souffre contre pas mal d’équipes. Notamment contre le Toulouse d’Alain Casanova, déjà une équipe chiante à jouer.

L’OM de Bielsa lui aussi est tout en haut de la pyramide, mais cet OM dégage bien autre chose.

En mai 2013, l’OM arrivait péniblement à ouvrir le score après une première période poussive. En octobre 2014, l’OM réussissait une première période de très haute volée ponctuée par un second but barcelonesque avec à la conclusion un attaquant qui marche sur l’eau. Mais ce qui frappe le plus par rapport à ce que l’on voit à la TV et par rapport à cet OM de Baup, c’est ce pressing étouffant pratiqué durant cette première mi-temps. Des chiens enragés prêts à tout pour récupérer un ballon perdu quelques secondes plus tôt, une pression incessante qui ne permettra pas au toulousains de pratiquer du jeu. Vraiment impressionnant vu du stade, surtout en étant dans un virage, on se rend compte du travail de tous les joueurs, et pas seulement de quelques uns filmés par les caméras TV.

La seconde mi-temps sera plus poussive mais l’OM contrôlera Toulouse dans une grosse ambiance, bien que retombée un petit peu par rapport au premier acte.

Au final, c’est un sentiment très particulier qui m’envahit à la sortie de ce nouveau Vélodrome. J’ai redécouvert un stade, et j’ai également redécouvert une équipe qui pourtant n’a pas changé par rapport à la saison dernière.

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