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CORNERS DÉFENSIFS : FAUT-IL METTRE BIELSA AU COIN ?

TACTIQUE | les observateurs saluent les préceptes du jeu façon Bielsa, ce football total où l'on attaque à 11 et défend à 11. On l'a vu Samedi, sur corner c'est un principe qui demande à être aménagé, sous peine d'alimenter la pression adverse.

 

Au commentaire Samedi, Franck Sauzée a exprimé son incompréhension devant la médiocrité des corners marseillais, systématiquement ratés par Thauvin. Il aurait également pu souligner les difficultés olympiennes sur les corners défensifs, certes moins visibles mais tout aussi criantes.

 

PRINCIPE DE PRÉCAUTION

 

Sur les corners rennais, on a vu tout l'effectif olympien redescendre dans sa surface de réparation, signe de prudence et de solidarité, et choix qui peut être considéré payant puisque l'OM n'aura pas encaissé de but et concédé très peu d'occasions sur ces phases de jeu Samedi. Réussite qu'il faut relativiser, puisque contrairement aux idées reçues, un corner n'est pas une situation si dangereuse (en Premier League, on estime ainsi qu'un corner équivaut à 0.022 buts)

Mais si un tel zèle défensif protège peut-être mieux l'équipe d'un but sur corner direct, elle gène considérablement la relance, garantit à l'adversaire de récupérer la possession et lui donne une deuxième opportunité de se créer une occasion. Une des plus grosses occasions rennaises est d'ailleurs née consécutivement à une telle phase de jeu. Au mieux le défenseur rennais situé sur la ligne médiane récupérait le ballon, au pire il revenait dans l'axe, offrant la possibilité d'un tir.

 

UN PROBLÈME DE TAILLE ?

 

A l'inverse, sur nos corners offensifs, les rennais plaçaient deux ou trois joueurs devant, dont un systématiquement côté gauche. A chaque corner raté tiré par Thauvin ou récupéré par Costil, la relance s'est faite soit sur l'attaquant resté en pointe, soit sur l'ailier gauche rennais, offrant des opportunités de contre qui auraient pu faire mal.

On peut croire que le choix du surnombre en défense viendrait compenser la faiblesse olympienne dans le jeu aérien, et on sait que de manière générale, Bielsa préfère les gabarits vifs et/ou techniques aux tours de contrôle (on se souvient de ces réticences devant le recrutement de Doria). Seulement, quelques heures plus tard, on a vu contre le Celta Vigo l'Atletico Madrid défendre exactement de la même manière, alors que l'équipe est au contraire réputée pour son jeu de tête.

Un choix étonnant mais vraisemblablement conscient donc. Quand on connaît les statistiques réelles du danger sur corner, et la qualité de notre effectif dans les situations de contre (la verticalité d'Imbula, l'explosivité et la puissance de Thauvin, la spontanéité de Payet), on se demande si l'extrême prudence de Marcelo Bielsa est bien judicieuse.

 

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